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Musée

Musée Maurice Fombeure
rue du 8 Mai 1945
86210 Bonneuil-Matours
Tél. : 05 49 85 08 62



Le Musée retrace la vie de Maurice Fombeure, poète-écrivain (1906-1981), Grand Prix de poésie de la Ville de Paris en 1958.



Les visites du musée sont gratuites et sont organisées par l’association Animation et Patrimoine de Bonneuil-Matours : 06 79 92 10 28



Maurice Fombeure :

Il est bien rare d’ouvrir une anthologie de poésie française sans y voir figurer le nom de Maurice Fombeure.
Poète, Fombeure le fut toute sa vie avec passion, avec amour constant de sa terre natale, avec une simplicité, une mesure qui était justement la marque de son inspiration terrienne et profondément humaine.

Il n’est pas davantage oublié à Bonneuil-Matours où ses grands-parents maternels l’ont élevé après que sa mère eut disparu en le mettant au monde, à Jardres en 1906. Il fréquente d’abord « la communale » de Bonneuil-Matours localité dont son père fut longtemps le maire de juillet 1935 à novembre 1947.

Puis, il entre à l’école supérieure de garçons de Poitiers et enfin à l’école normale d’instituteurs de Poitiers. Sa carrière d’enseignant pouvait débuter. On le vit en poste à Bourges, à Arras puis à Paris où il enseignait le français dans un lycée du VI ème arrondissement. Il habita longtemps dans le quartier de Saint Sulpice mais il n’oublia jamais le terroir natal.

A ce pays qui lui était chez Maurice Fombeure a consacré trois livres de souvenirs qui ne font pas de lui, pour autant un écrivain régionaliste, il s’y révèle un chroniqueur savoureux.
Bonneuil-Matours se devait de donner à un petit musée le caractère d’un lieu de mémoire pour celui qui reçut le grand prix de Poésie de la ville de Paris demeurant le bon paysan patoisant des vacances dans la maison familiale d’Ogeron.

Poète au talent reconnu, Fombeure n’a jamais eu la prétention de figurer en tête d’une école ni d’un véritable cénacle. Il était pourtant très entouré, mais d’une jeune famille littéraire qui a pour maître mot de fuir l’imposture et le faux-semblant. Il se situait bien quand il écrivait : « Notre poésie est d’abord une chanson, une incantation. Elle n’a nullement besoin de s’appuyer sur la logique te la raison. ». Et il disait qu’hormis cette attitude la poésie la poésie s’engageait dans une impasse, même avec Valéry.

Sa poésie ne serait pas une « poésie pour poète, c’est-à-dire pour spécialistes », où il « manque le jeu, la fraîcheur, le divertissement, le bond ».

Poésie proche de l’enfance et des hommes, sans cogitations laborieuses, sans l’invention d’un prétend un nouveau langage, capable de retrouver la mélodie des sources de la poésie rustique et saine, un « poète de plain-pied, mais combien inventif et adroit », une « voix émouvante, goguenarde, coloriée, courageusement ingénue » qui s’était désaltérée chez Villon. (Jean Rousselot)

Il décède le 1 janvier 1981. Il repose au cimetière de Bonneuil Matours (Vienne) comme il en avait fait le voeu dans une lettre de 1926 adressée à sa future belle-soeur, Hélène Javaugues, où il rédigeait son épitaphe :

« il portait sur sa lourde épaule
sa destinée comme un oiseau.
Maintenant il dort sous les saules
en écoutant le bruit des eaux. »

Sur
sa plaque funéraire est inscrit : « Si tu voles autour de cette tombe chante lui ta plus belle chanson. »

Bibliographie :

1930 : Silences sur le toit
1932 : La rivière aux oies
1935 : Soldat
1936 : Les moulins de la parole
1937 : Bruits de la terre
1947 : La vie aventureuse de Monsieur de Saint-Amant
1947 : J’apprivoise par jeu
1947 : Sortilèges vu de près
1948 : Les godillots sont lourds
1950 : Poussières du silence
1952 : Dès potrron-minet
1952 : Le vin de la Haumuche
1953 : Pendant que vous dormez

Discographie :

 1939 : A pas de souris
1941 : Chansons du sommeil léger
1942 : D’amour et d’aventure
1942 : A dos d’oiseau
1943 : Manille coinchée
1943 : Arentelles
1946 : Aux créneaux de la pluie
1955 : Une forêt de charme, Poèmes d’amour
1959 : Sous les tambours du ciel
1963 : Quel est ce cœur ?
1967 : A chat petit